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Recruter avec ses équipes, ou confier une mission à un cabinet de chasse ?

Quand recruter avec vos équipes RH et quand confier une mission à un cabinet de chasse pour vos profils stratégiques ? Les critères pour décider.
Recrutement interne ou cabinet de chasse : comment choisir ?

Pendant longtemps, le recrutement a été présenté comme une alternative simple.

En résumé

  • Le recrutement interne suffit quand le marché visible répond au besoin.
  • Certains recrutements, sensibles ou rares, ne peuvent pas être exposés.
  • Le cabinet ne remplace pas les RH : il complète leur action sur les cas difficiles.

D’un côté, les entreprises qui recrutent elles-mêmes, avec leurs équipes RH, leurs managers, leurs annonces et leurs outils internes. De l’autre, celles qui confient leurs recrutements à un cabinet de chasse de têtes.

Deux camps. Deux méthodes. Deux visions du recrutement.

Dans les faits, cette opposition est artificielle.

La vraie question n’est pas de savoir s’il faut recruter “en interne” ou faire appel à un cabinet. Elle est plus stratégique : quels recrutements peuvent être menés efficacement avec les ressources internes de l’entreprise, et lesquels nécessitent une approche directe, confidentielle et structurée du marché ?

Autrement dit, il ne s’agit pas de choisir un modèle. Il s’agit d’utiliser la bonne méthode pour le bon niveau d’enjeu.

Quand le recrutement interne suffit

Toutes les missions de recrutement n’ont pas vocation à être externalisées.

Ces dernières années, les entreprises ont professionnalisé leurs pratiques. Les équipes RH se sont renforcées, les outils de sourcing se sont démocratisés et les réseaux professionnels sont devenus plus accessibles.

Les recrutements récurrents, les fonctions bien identifiées ou les postes qui génèrent naturellement des candidatures peuvent souvent être pris en charge en interne.

Dans ces situations, les équipes RH disposent d’un avantage réel : elles connaissent l’entreprise de l’intérieur. Elles maîtrisent son fonctionnement, sa culture, ses équilibres managériaux et elles connaissent les personnalités avec lesquelles le futur collaborateur devra travailler.

Cette proximité avec le terrain est précieuse.

Mais elle ne suffit pas toujours.

Car certains recrutements ne relèvent pas d’un problème de diffusion d’annonce ou de tri de candidatures. Ils relèvent d’un accès au marché.

Le marché visible n’est pas tout le marché

Le marché visible n’est pas tout le marché

Lorsqu’une entreprise publie une offre, elle s’adresse d’abord aux candidats en recherche active : ceux qui consultent les annonces, répondent aux opportunités et envisagent déjà un changement.

Mais cette population ne représente qu’une partie du marché.

Dans de nombreux métiers, les meilleurs profils ne cherchent pas. Étant très sollicités, ils sont déjà en poste, performants, identifiés dans leur entreprise, et rarement disponibles.

Un directeur commercial qui dépasse ses objectifs, un responsable logistique reconnu, un Key Account Manager expérimenté ou un manager capable de transformer une organisation ne passent pas forcément leurs soirées à parcourir les plateformes d’emploi. Ils n’attendent pas une annonce, ne répondent pas toujours aux messages génériques, et ne se déclarent pas spontanément candidats.

Pour les approcher, il faut une autre méthode : identifier les entreprises cibles, qualifier les profils, comprendre leurs parcours, trouver le bon angle d’entrée en relation, pour engager une conversation constructive et évaluer l’intérêt réel.

C’est le métier des bons chasseurs, non pas parce que l’entreprise serait incapable de recruter, mais parce que le candidat recherché n’est pas dans le flux habituel des recrutements réalisés.

Certains recrutements ne peuvent pas être exposés

Le point Peters

La vraie question n’est pas interne contre cabinet, mais : ce poste peut-il être pourvu par le marché visible, ou exige-t-il d’aller chercher le marché caché ?

Certaines missions ne peuvent pas être menées de manière classique.

Remplacer un dirigeant encore en poste, préparer une réorganisation sensible, renforcer une équipe commerciale sans alerter le marché, approcher un profil chez un concurrent ou recruter pour un poste stratégique en pleine transformation : dans ces cas spécifiques, publier une annonce peut créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Elle peut inquiéter les équipes, divulguer des informations aux concurrents, fragiliser un collaborateur en place ou dévoiler trop tôt une décision encore confidentielle.

Le processus de recrutement devient alors un sujet de confidentialité autant qu’un sujet de compétence.

Le cabinet de chasse peut jouer un rôle d’interface. Il permet d’approcher le marché sans exposer l’entreprise, de tester l’intérêt de profils ciblés, de sécuriser les échanges et de protéger le projet.

Le coût réel d’un recrutement difficile n’est pas toujours visible

Dans beaucoup de comités de direction, la question revient souvent :

« Pourquoi payer un cabinet alors que nous avons déjà une équipe RH ? »

La question est légitime. Mais elle vise à comparer un coût visible — les honoraires d’un cabinet — à des coûts invisibles : temps passé, poste vacant, relances sans réponse, entretiens infructueux, mobilisation des managers, recherches qui s’allongent et opportunités manquées.

Un recrutement difficile concentrera beaucoup d’énergie en interne. Pendant ce temps, le poste restera ouvert :

  • L’absence d’un directeur de site pèsera considérablement sur l’organisation
  • Un poste commercial non pourvu ralentira le développement de l’activité
  • Un manager clé mal remplacé manquera à son équipe, qui se sentira fragilisée
  • Un profil technique introuvable retardera des projets stratégiques

Dans ces situations, le sujet n’est plus seulement le coût du recrutement, qui devra être comparé au coût de la vacance, du retard et d’une méthode inadaptée appliquée au mauvais besoin.

Le cabinet ne remplace pas les RH : il complète leur action

Le cabinet de chasse ne remplace pas les RH : il complète leur action

Présenter le cabinet de chasse comme une alternative aux équipes RH est une erreur.

Les Ressources Humaines ont une connaissance fine de l’entreprise, de sa culture, de ses enjeux humains et de ses contraintes opérationnelles.

Le cabinet apporte une connaissance du marché, une méthode d’approche directe, une capacité à identifier les candidats invisibles et une neutralité utile dans les phases d’évaluation.

Les deux rôles ne se confondent pas. Ils se complètent.

Le recrutement interne est souvent la meilleure solution lorsque le marché répond. La chasse devient pertinente lorsque la situation est plus complexe, et/ou que le marché ne répond pas spontanément.

La bonne question à poser avant de décider

Pour arbitrer, une question simple peut guider les dirigeants :

Le candidat idéal est-il probablement en recherche active aujourd’hui ?

Si la réponse est oui, l’entreprise peut souvent mener l’intégralité du processus en interne.

Si la réponse est non, l’approche directe devient plus pertinente.

Cette question peut être complétée par quatre critères : la rareté du profil, le niveau stratégique du poste, le besoin de confidentialité et l’urgence réelle de la mission.

Plus ces critères prennent de l’importance, plus le recours à un cabinet spécialisé prend du sens.

Le sujet n’est donc pas idéologique, mais opérationnel.

Le vrai risque : utiliser la mauvaise méthode

Les entreprises les plus matures ne raisonnent plus en opposition. Elles segmentent leurs besoins, évaluent le marché et adaptent leur méthode au niveau d’enjeu.

Elles recrutent en interne lorsque cela suffit. Elles font appel à un cabinet dès que le poste exige une approche plus directe, confidentielle ou stratégique.

Le véritable risque n’est donc pas de solliciter un cabinet de chasse, mais d’attendre d’une annonce ce qu’elle ne peut pas produire.

Lorsqu’un profil est rare, déjà en poste, peu visible ou difficile à approcher, espérer qu’il se manifeste spontanément relève rarement d’une stratégie de recrutement. C’est plutôt un pari.

Recruter avec des équipes internes ou faire appel à un cabinet de chasse n’est donc pas un dilemme. C’est un arbitrage de dirigeant.

Dans ces situations à fort enjeu, Peters Consultants accompagne les entreprises dans leurs recrutements les plus sensibles : profils rares, postes stratégiques, fonctions commerciales B2B, managers, experts ou profils fonctionnels difficiles à identifier par les canaux traditionnels.

Son rôle n’est pas de se substituer aux équipes RH, mais d’apporter une capacité d’approche directe, une lecture précise du marché et une méthodologie confidentielle pour entrer en contact avec les talents qui ne sont pas spontanément candidats.

Parce qu’un recrutement clé ne se gagne pas toujours en attendant les candidatures, Peters Consultants aide les organisations à identifier et sélectionner les bons profils, au bon moment, avec la discrétion et l’exigence que ces missions imposent.

Pour approfondir le contexte, voir les données du marché des cadres.

Un recrutement stratégique en jeu ?

Voyons ensemble, sans engagement, quelle méthode sert le mieux votre besoin.

Prendre rendez-vous avec Stefan Peters
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Stefan Peters
Président · Peters Consultants

Recrutement par approche directe, outplacement et assessment. Plus de quarante ans à accompagner dirigeants et DRH sur leurs décisions humaines les plus sensibles, partout en France.

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